Fibrociment : usages, caractéristiques et risques liés à l’amiante

Le fibrociment, aussi appelé fibres-ciment, est un matériau composite associant du ciment, de l’eau et des fibres de renfort. Le terme recouvre deux réalités très différentes : le fibrociment moderne fabriqué sans amiante depuis 1997, et l’amiante-ciment (fibrociment amianté) produit avant cette date, qui présente des risques sanitaires sérieux. Si vous achetez du fibrociment neuf, il est garanti sans amiante. Si vous intervenez sur une toiture, un bardage ou des plaques installées avant 1997, un diagnostic amiante s’impose avant toute manipulation.
Cet article vous aide à :
- Identifier les usages courants du fibrociment (toiture, bardage, accessoires)
- Distinguer fibrociment actuel et amiante-ciment ancien grâce au marquage NT/AT
- Comprendre les risques sanitaires et les obligations réglementaires
- Savoir comment agir face à du fibrociment potentiellement amianté (diagnostic, dépose, filière déchets amiante)
Composition et fabrication du fibrociment moderne
Un matériau composite à base de ciment
Le fibrociment se compose de trois éléments :
Ciment Portland (85 à 90 % du mélange) : liant hydraulique qui durcit au contact de l’eau et assure la résistance mécanique du matériau. Le ciment confère au fibrociment sa solidité, sa durabilité et sa résistance au feu.
Fibres de renfort (5 à 10 %) : depuis l’interdiction de l’amiante en 1997, les fabricants utilisent des fibres de substitution inoffensives pour la santé : fibres de cellulose (issues du bois), fibres synthétiques (alcool polyvinylique, polypropylène) ou fibres minérales (wollastonite, silicate de calcium). Ces fibres apportent la résistance à la traction et limitent la fissuration.
Eau et additifs : l’eau permet l’hydratation du ciment, tandis que des additifs (résines, pigments) améliorent les propriétés du matériau ou lui donnent une teinte spécifique.
Procédé de fabrication par autoclavage
Les matières premières sont mélangées pour obtenir une pâte homogène, puis formées en plaques par laminage ou moulage. Les plaques sont ensuite durcies par autoclavage (traitement à la vapeur sous pression, environ 180°C pendant plusieurs heures), ce qui accélère la prise du ciment et améliore la cohésion du matériau.
Cette fabrication industrielle contrôlée garantit une qualité constante, une grande résistance mécanique et une excellente tenue dans le temps.
Usages du fibrociment en construction
Toiture fibrociment : plaques ondulées et ardoises
Plaques ondulées : le fibrociment se présente le plus souvent sous forme de plaques nervurées (profil ondulé) de grands formats (2 à 3 mètres de longueur), fixées sur une charpente légère. Très utilisé pour couvrir des bâtiments agricoles, industriels, hangars, ateliers et locaux techniques. Économique, rapide à poser, adapté aux grandes surfaces.
Ardoise fibrociment : tuiles plates ou ardoises synthétiques imitant l’aspect de l’ardoise naturelle, utilisées pour les toitures résidentielles. Plus légères que l’ardoise naturelle (environ 20 kg/m² contre 25 à 35 kg/m² pour l’ardoise), elles permettent de réduire la charge sur la charpente. Finition aspect ardoise grise, parfois teintée dans la masse (brun, rouge).
Les accessoires de toiture (faîtières, rives, closoirs) existent également en fibrociment pour assurer l’étanchéité et les finitions.
Bardage fibrociment pour façades
Le bardage fibrociment se fixe sur une ossature rapportée (bois ou métal) devant le mur existant, créant une enveloppe protectrice et esthétique. Les plaques de bardage se déclinent en plusieurs finitions : aspect lisse, texturé, teinté, aspect bois ou pierre. Épaisseurs courantes : 8 à 12 mm.
Avantages du bardage : protection de la façade contre les intempéries, amélioration de l’isolation thermique (si associé à un isolant), modernisation esthétique, facilité de remplacement d’un élément endommagé sans toucher à l’ensemble.
Autres applications courantes
- Panneaux intérieurs : cloisons sèches en milieu humide (salles de bain, cuisines collectives, piscines)
- Sous-face de toiture : protection et finition des avant-toits
- Canalisations et conduits : tuyaux en amiante-ciment (ancien), remplacés aujourd’hui par d’autres matériaux (PVC, fonte)
Avantages du fibrociment sans amiante
Résistance mécanique et durabilité
Le fibrociment supporte des charges importantes sans se déformer. Sa résistance à la flexion, à la compression et aux chocs le rend adapté aux zones exposées (vent, grêle). Durée de vie attendue : 30 à 50 ans selon les conditions d’exposition et l’entretien.
Incombustibilité et résistance au feu
Matériau classé A2-s1,d0 selon la norme européenne (incombustible, ne contribue pas au feu). Cette propriété est particulièrement appréciée pour les bâtiments industriels ou agricoles stockant des matériaux combustibles.
Insensibilité à l’humidité et aux parasites
Le fibrociment ne pourrit pas, ne se déforme pas sous l’effet de l’humidité et résiste aux insectes xylophages et aux rongeurs. Il convient aux environnements humides (littoral, montagne, bâtiments agricoles).
Coût accessible
Le prix d’une plaque ondulée fibrociment débute autour de 10 à 15 euros/m², contre 40 à 80 euros/m² pour une couverture en tuiles terre cuite ou 80 à 150 euros/m² pour l’ardoise naturelle. Pour les grands bâtiments utilitaires, l’économie est substantielle.
Légèreté relative
Le fibrociment pèse environ 15 à 20 kg/m² en toiture, moins que les tuiles béton (35 à 45 kg/m²) ou l’ardoise naturelle. Cette légèreté facilite la manutention et réduit les contraintes sur la charpente, surtout en rénovation.
Inconvénients et limites du fibrociment
Esthétique parfois perçue comme industrielle
Les plaques ondulées fibrociment évoquent immédiatement les bâtiments agricoles ou industriels. Dans un contexte résidentiel, l’aspect peut sembler trop utilitaire. Les ardoises fibrociment offrent un rendu plus soigné, mais restent identifiables comme synthétiques comparées à l’ardoise naturelle.
Fragilité aux chocs ponctuels
Bien que résistant en flexion, le fibrociment peut se fissurer ou se casser sous un choc localisé (chute de branche, impact de grêlon très gros, marche directe sur une plaque mal supportée). Les interventions sur toiture nécessitent des précautions : cheminements sur échelles de toit, répartition du poids.
Sensibilité aux mousses et salissures
En milieu humide ou ombragé, les toitures fibrociment se couvrent rapidement de mousses, lichens et algues vertes. Ces salissures accélèrent la dégradation de surface (érosion du ciment, apparition de porosité) et réduisent l’esthétique. Un nettoyage régulier (démoussage tous les 5 à 10 ans) prolonge la durée de vie.
Perméabilité à long terme
Avec le temps, le ciment de surface s’érode légèrement, exposant les fibres et augmentant la porosité. L’étanchéité peut se dégrader après 25 à 30 ans. L’application d’un traitement hydrofuge tous les 10 à 15 ans limite ce phénomène.
Recyclage limité
Le fibrociment moderne sans amiante peut théoriquement être recyclé, mais les filières sont peu développées en France. En pratique, les déchets de fibrociment partent majoritairement en décharge de classe 2 (déchets inertes). Pour le fibrociment amianté, la filière déchets amiante impose un traitement spécifique coûteux.
Fibrociment ancien et amiante-ciment : identifier les risques
Contexte historique : utilisation massive jusqu’en 1997
L’amiante-ciment, commercialisé sous la marque Everite en France, a été massivement utilisé de 1900 à 1997 pour les toitures, bardages, canalisations, plaques de sous-face et conduits de fumée. L’amiante (chrysotile principalement) représentait 10 à 15 % de la composition et apportait d’excellentes propriétés mécaniques et thermiques.
En 1997, l’amiante a été totalement interdite en France en raison de sa dangerosité avérée (cancers du poumon, mésothéliome pleural, asbestose). Tout produit contenant de l’amiante ne peut plus être fabriqué, importé ou mis sur le marché.
Risques sanitaires de l’amiante
L’amiante devient dangereuse lorsque les fibres microscopiques se libèrent dans l’air et sont inhalées. L’exposition répétée provoque des pathologies graves, souvent détectées 20 à 40 ans après l’exposition initiale :
- Asbestose : fibrose pulmonaire progressive, insuffisance respiratoire
- Cancer broncho-pulmonaire : risque multiplié par 5 chez les personnes exposées
- Mésothéliome pleural : cancer de la plèvre spécifique de l’amiante, pronostic très sombre
Le fibrociment amianté en bon état, non dégradé et non manipulé, présente un risque faible car les fibres sont piégées dans la matrice cimentaire. Le danger apparaît lors de la coupe, du perçage, du ponçage, du brossage, de la casse ou de la dépose : ces opérations libèrent massivement des fibres dans l’air.
Marquage NT et AT : comment reconnaître un produit amianté
Les produits en fibrociment fabriqués après 1997 portent le marquage NT (Nouvelles Technologies), garantissant l’absence d’amiante. Ce marquage est gravé ou imprimé sur les plaques, accompagné de la marque du fabricant et de la date de fabrication.
Les produits anciens en amiante-ciment portent parfois le marquage AT (Anciennes Technologies) ou des marques commerciales historiques (Everite, Fibrolux). Toutefois, beaucoup de produits installés avant 1997 ne portent aucun marquage lisible après des décennies d’exposition aux intempéries.
Règle de précaution absolue : en l’absence de marquage NT visible, tout fibrociment installé avant 1997 doit être considéré comme potentiellement amianté jusqu’à preuve du contraire par un diagnostic amiante.
Diagnostic amiante : démarche obligatoire avant travaux
Obligations réglementaires
Depuis 2002, tout immeuble dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997 doit disposer d’un Dossier Technique Amiante (DTA) identifiant les matériaux amiantés. En cas de vente, un Diagnostic Amiante Avant Vente (DAAV) est obligatoire.
Avant tous travaux de rénovation, démolition ou dépose de matériaux susceptibles de contenir de l’amiante, un diagnostic amiante avant travaux doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié.
Déroulement du diagnostic
Le diagnostiqueur inspecte visuellement les matériaux, consulte les archives (dates de construction, factures de travaux antérieurs), et prélève des échantillons en cas de doute. Les échantillons sont analysés en laboratoire par microscopie électronique pour détecter la présence de fibres d’amiante.
Le rapport de diagnostic indique :
- La localisation précise des matériaux amiantés
- Leur état de conservation (bon état, dégradé, très dégradé)
- Les recommandations (surveillance, retrait, confinement)
Coût : 80 à 150 euros pour un diagnostic simple (quelques prélèvements), jusqu’à 500 euros pour un diagnostic complet sur un grand bâtiment.
Que faire si le diagnostic révèle la présence d’amiante
Matériaux en bon état : si le fibrociment amianté est intact, non friable, et qu’aucune intervention n’est prévue, il peut rester en place sous surveillance. Un contrôle périodique (tous les 3 ans) vérifie l’évolution de l’état.
Matériaux dégradés ou travaux nécessaires : le retrait ou le confinement devient obligatoire. Ces opérations doivent être confiées à une entreprise spécialisée en désamiantage, certifiée et assurée pour ce type de chantier.
Dépose et désamiantage : filières spécialisées obligatoires
Interdiction formelle du bricolage
Tout particulier ou entreprise non certifiée est strictement interdit de manipuler, couper, percer, déposer ou transporter des matériaux amiantés. Ces opérations génèrent une pollution de l’air par fibres d’amiante, dangereuse pour l’intervenant et son entourage.
Sanctions : jusqu’à 1 an d’emprisonnement et 3 750 euros d’amende pour mise en danger de la vie d’autrui.
Entreprise certifiée et plan de retrait
L’entreprise de désamiantage doit être certifiée (sous-section 3 ou 4 selon la complexité du chantier) et déposer un plan de retrait auprès de l’inspection du travail avant d’intervenir. Ce plan décrit les mesures de protection des travailleurs (combinaisons, masques ventilés, sas de décontamination, captage des poussières, mesures d’empoussièrement).
Le chantier doit être confiné (bâchage, mise en dépression) pour éviter la dispersion des fibres. Les plaques sont humidifiées avant dépose, manipulées sans les casser, conditionnées dans des sacs ou bennes étanches avec marquage « amiante ».
Filière déchets amiante et coût
Les déchets amiantés (fibrociment, plaques, débris) ne peuvent pas être mélangés aux déchets de chantier classiques ni déposés en déchetterie ordinaire. Ils doivent être acheminés vers un centre de stockage agréé pour déchets amiantés (installation de stockage de déchets dangereux – ISDD).
Coût de la dépose par entreprise certifiée : 30 à 60 euros/m² pour des plaques ondulées en bon état, 60 à 120 euros/m² si les plaques sont cassées ou difficilement accessibles. Pour une toiture de 100 m², compter 3 000 à 10 000 euros selon la complexité.
L’élimination des déchets représente 200 à 400 euros la tonne, auxquels s’ajoutent le transport et le conditionnement.
Alternatives au retrait : encapsulage et recouvrement
Dans certains cas (toiture en bon état, pas de modification prévue), il est possible d’encapsuler le fibrociment amianté avec un revêtement étanche (peinture spéciale) ou de le recouvrir d’une nouvelle couverture posée au-dessus sans toucher à l’ancienne. Ces solutions sont moins coûteuses mais reportent le problème à plus tard.
Fibrociment sans amiante : installation et entretien
Choix du produit et vérification du marquage NT
À l’achat de plaques fibrociment neuves, vérifier systématiquement la présence du marquage NT et la conformité aux normes européennes (marquage CE, norme NF EN 494 pour les plaques ondulées). Privilégier les fabricants reconnus (Eternit, Couvranit, Swisspearl) qui garantissent la qualité et la disponibilité des accessoires compatibles.
Pose sur charpente adaptée
Les plaques ondulées se fixent sur une charpente à pannes espacées de 1 à 1,5 mètre, avec un recouvrement latéral d’une ou deux ondulations selon la pente du toit (minimum 15 à 20 % de pente pour l’étanchéité). Les fixations se font par tirefonds ou crochets spécifiques traversant le sommet des ondulations, jamais dans le creux.
Respecter les préconisations du fabricant concernant les recouvrements longitudinaux (15 à 20 cm selon la pente et l’exposition au vent), les closoirs de faîtage et la ventilation sous toiture pour éviter les condensations.
Entretien préventif
Démoussage : tous les 5 à 10 ans, nettoyer la toiture avec un nettoyeur basse pression et un produit anti-mousse, en évitant les jets haute pression qui érodent le ciment. Rincer abondamment.
Traitement hydrofuge : après démoussage, appliquer un hydrofuge de surface pour limiter la porosité et ralentir la repousse des mousses. Renouveler tous les 10 à 15 ans.
Inspection annuelle : vérifier l’état des fixations (rouille, desserrage), l’absence de fissures ou de plaques cassées, l’étanchéité des faîtages et rives. Remplacer immédiatement toute plaque fissurée pour éviter les infiltrations.
Fibrociment et rénovation énergétique
Isolation thermique limitée
Le fibrociment seul offre une résistance thermique faible (R ≈ 0,05 m².K/W pour une plaque de 8 mm), insuffisante face aux exigences de la réglementation thermique actuelle. Pour améliorer l’isolation d’une toiture fibrociment existante, plusieurs solutions :
Isolation par l’intérieur : ajout de rouleaux de laine minérale (200 à 300 mm) entre les pannes, avec pare-vapeur et plafond rapporté. Solution économique, mais réduit le volume habitable.
Isolation par l’extérieur : retrait de l’ancienne couverture (avec désamiantage si nécessaire), pose de panneaux isolants rigides (polyuréthane, laine de roche en panneaux) et nouvelle couverture. Solution performante, coût élevé (150 à 250 euros/m² tout compris).
Surtoiture : installation d’une nouvelle structure porteuse au-dessus de la toiture existante, avec isolation intégrée. Permet de conserver l’ancienne toiture sans la déposer (utile si amiantée), mais modifie l’esthétique et la hauteur du bâtiment.
Réglementation thermique et obligations
En rénovation lourde (remplacement de plus de 50 % de la toiture), la réglementation thermique impose une résistance thermique minimale de R = 6 m².K/W pour les combles perdus et R = 4,5 m².K/W pour les combles aménagés. Le simple remplacement de plaques fibrociment par des plaques neuves sans isolation ne suffit pas à respecter ces obligations.
Comparaison avec d’autres matériaux de couverture
Fibrociment vs tôle acier : la tôle acier (bac acier, panneau sandwich) offre un coût comparable, une pose encore plus rapide et la possibilité d’intégrer directement l’isolation (panneaux sandwich). En revanche, le fibrociment résiste mieux à la corrosion dans les environnements agressifs (bord de mer, élevages).
Fibrociment vs tuiles terre cuite : les tuiles apportent une meilleure inertie thermique, une esthétique traditionnelle appréciée et une durabilité supérieure (50 à 100 ans). Coût nettement plus élevé, poids important nécessitant une charpente dimensionnée.
Fibrociment vs ardoise naturelle : l’ardoise naturelle offre une durée de vie exceptionnelle (80 à 150 ans), une esthétique premium et une résistance au gel inégalée. Prix très élevé (80 à 150 euros/m² hors pose), réservé aux projets haut de gamme ou patrimoniaux.
Pour les bâtiments utilitaires, agricoles, industriels ou en zone rurale sans contrainte architecturale, le fibrociment reste compétitif. Pour les logements résidentiels, l’ardoise fibrociment constitue un compromis acceptable entre coût et esthétique.
Aspects réglementaires et normes applicables
Normes produit
Les plaques fibrociment doivent répondre aux normes européennes harmonisées :
- NF EN 494 : plaques ondulées en fibres-ciment
- NF EN 492 : ardoises en fibres-ciment et accessoires
- NF EN 12467 : plaques planes en fibres-ciment
Ces normes définissent les caractéristiques mécaniques minimales, les tolérances dimensionnelles, la résistance au gel, la réaction au feu et les exigences de marquage.
Règles de mise en œuvre
La mise en œuvre doit suivre les Documents Techniques Unifiés (DTU) correspondants :
- DTU 40.35 : couverture en plaques nervurées ondulées en fibres-ciment
- DTU 31.2 : construction de maisons et bâtiments à ossature bois (pour le bardage)
Le respect de ces documents est indispensable pour garantir l’étanchéité, la pérennité et la conformité aux règles de l’art. Il conditionne également la validité des assurances décennale et dommages-ouvrage.
Fibrociment aujourd’hui : matériau économique sous surveillance amiante
Le fibrociment moderne fabriqué sans amiante depuis 1997 reste un matériau de couverture et de bardage économique, résistant et durable, particulièrement adapté aux bâtiments utilitaires et agricoles. Ses avantages (incombustibilité, résistance à l’humidité, légèreté, coût accessible) en font une solution pragmatique pour les grandes surfaces. Toutefois, l’enjeu majeur porte sur le fibrociment ancien, l’amiante-ciment installé avant 1997 qui équipe encore des millions de mètres carrés de toitures et façades en France. Face à tout fibrociment existant sans marquage NT visible, la prudence impose un diagnostic amiante par un professionnel certifié avant toute intervention. En cas de présence d’amiante, seule une entreprise spécialisée en désamiantage peut intervenir, dans le respect strict de la réglementation et des filières déchets amiante agréées.
